
Le président de la Fédération nationale des maires d’Haïti (FENAMH), Denoil Antenor, a appelé le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales à régulariser les 24 mois d’arriérés d’allocations dus aux collectivités. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 17 septembre 2026, il a également évoqué les difficultés des nouvelles commissions municipales, la participation électorale et la nécessité de modifier l’article 153 du décret électoral.
24 mois d’arriérés d’allocations : la FENAMH interpelle le ministère de l’Intérieur
Le président de la Fédération nationale des maires d’Haïti (FENAMH), Denoil Antenor, a lancé un appel au ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales pour le paiement des 24 mois d’arriérés d’allocations dus aux collectivités territoriales.
S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 17 septembre 2026, le maire a souligné les difficultés auxquelles sont confrontées les administrations municipales, confrontées à des retards de financement qui compliquent leur fonctionnement.
Selon le président de la FENAMH, cette situation nécessite une intervention des autorités compétentes afin de permettre aux collectivités de remplir leurs responsabilités auprès de la population.
Les nouvelles commissions municipales face à des difficultés administratives
Au cours de son intervention, Denoil Antenor a également attiré l’attention sur la situation des commissions municipales récemment nommées. Ces structures, a-t-il expliqué, ne disposent pas encore du droit de signature, ce qui les place dans une situation particulièrement difficile pour assurer la gestion quotidienne des municipalités.
Le président de la FENAMH appelle ainsi à des dispositions permettant à ces commissions de fonctionner dans des conditions administratives appropriées.
Denoil Antenor encourage l’inscription des citoyens sur les listes électorales
Abordant la question du processus électoral, le président de la FENAMH a encouragé les maires de toutes les communes du pays à sensibiliser la population sur l’importance de l’inscription comme électeur.
Tout en soutenant la nécessité de cette démarche civique, Denoil Antenor estime que des conditions minimales de sécurité doivent être réunies pour permettre la réalisation des élections.
Il insiste notamment sur la nécessité de garantir aux candidats la possibilité de mener leurs campagnes électorales et aux citoyens celle de se rendre aux urnes sans crainte.
Une demande de modification de l’article 153 du décret électoral
Dans le cadre de ses revendications, le président de la FENAMH a également demandé au gouvernement de modifier l’article 153 du décret électoral.
Cette disposition, selon lui, devrait être révisée afin de permettre aux membres des commissions municipales et des collectivités territoriales en général — maires, CASEC et ASEC — qui souhaitent se porter candidats aux élections de démissionner après la validation de leurs candidatures par le Conseil électoral provisoire (CEP).
Pour Denoil Antenor, cette modification permettrait de clarifier la situation des responsables des collectivités territoriales désireux de participer au processus électoral.
À travers ces différentes préoccupations, le président de la FENAMH relate les arrières d’allocations dues aux collectivités territoriales , au fonctionnement des administrations municipales et aux conditions nécessaires à la participation des membres des collectivités au processus électoral.
Jacmel info
