
Port-au-Prince, 10 septembre 2026 – Face à la dégradation de la situation sécuritaire et politique en Haïti, l’ancien député Deus Deronneth appelle à un dialogue inclusif pour tenter de sortir le pays de la crise. Dans un message publié sur X ce jeudi 10 septembre, il estime qu’aucune solution durable ne pourra être trouvée sans la participation de l’ensemble des acteurs concernés.
Dans son intervention, Deus Deronneth met notamment en cause l’influence du phénomène « Viv Ansanm » sur le fonctionnement du pays. « Konbyen «masak nap tann ankò? Nou gen yon sèl pwoblèm « VIV ANSANM ». Li bloke wout, bloke Ayewopò, bloke Leta, bloke avni. », écrit-il.
L’ancien parlementaire affirme également avoir été personnellement affecté par les violences attribuées aux gangs. « Bandi touye moun pou mwen deja, yo kidnappe moun pou mwen deja, yo tire lakay mwen epi kraze byen m, yo pran zòn mwen deja. »
Malgré ces expériences, Deus Deronneth dit continuer à privilégier la voie du dialogue. « Men, map redil ankò, yon solisyon dirab pou kriz la, se yon dyalòg ak tout moun. » Il considère ainsi que la recherche d’une issue à la crise doit dépasser les antagonismes et permettre à tous les secteurs concernés de prendre part aux discussions.
« Rekoumanse a zewo »
L’économiste dresse par ailleurs un constat particulièrement préoccupant de la situation actuelle, estimant que l’insécurité a atteint différents secteurs de la société.
« Sitiyasyon an pouri nan men nou, moun nou pa imajine nan gang. Si nou pa mare fyèl nou pou nou rekoumanse a zewo, nou pap ka tabli yon sistèm jistis ki menm pou tout moun. », soutient-il.
Pour lui, une refondation du système doit notamment passer par l’établissement d’une justice applicable à tous, sans distinction.
Une trêve comme point de départ
Dans son message, l’ancien député propose également une trêve qui pourrait, selon lui, constituer une première étape vers l’ouverture de négociations.
« Nou gen yon sèl chwa: chita ansanm, dyaloge, negosye epi mete Ayiti an premye. Nou ka lanse ak yon trèv. »
Il précise que cette trêve devrait notamment permettre la réouverture des routes, l’arrêt des enlèvements et des massacres, ainsi que le lancement d’un dialogue politique sérieux.
« Pandan trèv la, pou wout yo louvri, pou kidnaping ak masak sispann, epi pou dyalòg serye a koumanse. », poursuit-il.
Deus Deronneth appelle enfin les différents protagonistes à reconnaître leurs responsabilités et à repartir sur de nouvelles bases. « Pou chak moun rekonèt responsablite pa l, pou nou rekòmanse sou baz respè, inite ak lalwa. »
À travers cette prise de position, le représentant de Marigot à la 50e législature plaide donc pour une démarche fondée sur le dialogue, la négociation et la recherche d’un compromis national, dans l’objectif de restaurer la sécurité et de remettre le pays sur la voie de la stabilité.
Jacmel info
