
Le gouvernement haïtien vient d’adopter le budget national pour l’exercice fiscal 2026-2027. Une enveloppe globale de 401,2 milliards de gourdes. Selon les autorités, ce budget donne notamment la priorité à la sécurité publique, à l’organisation des élections et au redressement économique.
À la suite de cette décision, Deus Deronneth, candidat à la présidence inscrit au Conseil électoral provisoire (CEP), dénonce l’exclusion des collectivités territoriales dans la répartition des ressources publiques , il critique la répartition des ressources publiques et plaide pour un partage plus équitable entre l’administration centrale et les collectivités territoriales.
La répartition du budget national relance le débat sur la décentralisation et le financement des collectivités territoriales en Haïti. Dans une publication sur le réseau social X, l’ancien député de Marigot affirme que 96 % des ressources budgétaires sont destinées à l’administration centrale de l’État, tandis que les collectivités territoriales ne recevraient aucune allocation, contre 4 % pour les deux autres pouvoirs.
« 96 % du budget pour l’administration centrale de l’État, 0 % pour les collectivités territoriales, 4 % pour les deux autres pouvoirs : voilà la cause de notre sous-développement, la cause de nos malheurs », écrit-il.
Pour le responsable politique, cette répartition traduit une exclusion structurelle des collectivités territoriales, qu’il considère comme l’un des facteurs du sous-développement du pays. Il estime que les structures locales doivent disposer de moyens financiers suffisants pour répondre aux besoins des populations et participer davantage au développement national.
Face à cette situation, l’économiste Deus Deronneth propose un nouveau modèle de répartition des ressources publiques, qu’il présente sous l’appellation « Ren pou Ren ». Cette proposition vise, selon lui, à instaurer un partage du budget national entre l’État central et les collectivités territoriales.
« Cette exclusion structurelle doit prendre fin. C’est pourquoi nous proposons de partager le budget national “Ren pou Ren” entre l’État et les collectivités territoriales », soutient-il.
