
L’organisation féministe Fanm Deside condamne avec fermeté le massacre survenu dans la nuit du 23 au 24 août 2026 dans la commune de Kenscoff, où au moins 40 personnes auraient perdu la vie lors d’une attaque attribuée à des groupes armés affiliés à la coalition Viv Ansanm.

Dans une note signée par sa coordinatrice, Marie Ange Noël, Fanm Deside dénonce une nouvelle fois les défaillances sécuritaires et institutionnelles auxquelles la population haïtienne est confrontée. L’organisation souligne que des femmes, des filles, des jeunes et de nombreux autres citoyens innocents ont été victimes de cette nouvelle tragédie.
Pour Fanm Deside, la répétition de ces violences traduit la persistance d’une grave violation des droits fondamentaux, notamment le droit à la vie et à la protection. L’organisation déplore également ce qu’elle considère comme une tolérance de l’État face aux violences commises par les groupes armés.
L’organisation féministe appelle les autorités haïtiennes à assumer pleinement leurs responsabilités face à la dégradation de la situation sécuritaire. Elle réclame des mesures concrètes et efficaces pour renforcer les mécanismes de protection, sanctionner les auteurs des violences et mettre un terme aux actions des groupes criminels.

« La sécurité de la population doit devenir une priorité nationale », soutient Fanm Deside, qui dénonce également la persistance de l’impunité dans le pays.
L’organisation adresse enfin ses sympathies aux familles des victimes, aux personnes blessées ainsi qu’à toutes celles et ceux affectés par cette attaque. Elle appelle à mettre fin à un climat de peur et d’insécurité qui, selon elle, contraint la population à « pleurer, fuir et vivre dans la peur ».
