
L’avocat et homme politique haïtien André Michel a vivement critiqué le projet de décret électoral actuellement en circulation, accusant le gouvernement de vouloir compromettre l’organisation des élections prévues en 2026.
Dans une publication sur son compte X en date du 24 mai 2026 , Me André Michel affirme que les autorités ont choisi « la voie de la confrontation » avec les partis politiques ainsi qu’avec le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Selon lui, plusieurs modifications apportées au texte initial du décret électoral traduiraient une volonté de contrôler le processus électoral.
L’opposant dénonce notamment la création d’un poste de directeur général au sein du CEP, qu’il considère comme une tentative de prise de contrôle de la machine technique et administrative de l’institution électorale. « Cet acte traduit sa volonté de contrôler la machine technique et administrative de l’institution électorale. Inacceptable ! », a-t-il déclaré.
Me André Michel reproche également au gouvernement d’avoir modifié les conditions d’éligibilité en Haïti, estimant que ces changements seraient contraires à la Constitution. Selon lui, le texte initial élaboré par le CEP avait pourtant bénéficié d’un large consensus au sein de la société haïtienne après plusieurs consultations et discussions.
Toujours selon l’avocat, le projet préparé par le CEP contenait « des incitatifs raisonnables » et avait été « assez bien pensé et bien travaillé ». Il accuse cependant le gouvernement d’avoir « totalement dénaturé » ce document afin de rendre « complexe et impossible » l’organisation des prochaines élections.
À travers cette déclaration, Me André Michel soutient que le pouvoir en place ne manifesterait aucune réelle volonté d’organiser des élections en 2026, une situation qui risque d’alimenter davantage les tensions politiques dans le pays.
Jacmel info
